Blogs

Les charmes cachés de GRAND-LAHOU

Grand Lahou a des lieux touristiques intéressants.

A moins d’être un natif de la région, Grand-Lahou n’est pas la première destination des Abidjanais en quête d’évasion. Et pourtant, la ville possède de nombreux trésors encore inconnus du grand public. C’est au détour d’une conversation sur l’Attiéké produit par les Avikam, que j’ai moi-même eu envie de découvrir cette ville (Mon cerveau et ses étrangetés, lol …)

 

Située à environ 100 km à l’ouest d’Abidjan, Grand-Lahou est aussi appelée la « Cité aux trois eaux ». En effet, la ville est le point de rencontre entre le fleuve Bandama, la lagune Tiagba et l’océan Atlantique. En plus de ses atouts balnéaires, elle est également le berceau de la danse traditionnelle « Awossi » devenue « Mapouka« . Embouchure Nous roulons depuis plus d’une heure et selon les indications reçues, nous aurions déjà dû y être. « Tantie, Grand-Lahou-là c’est où ? » « Oh ? Mais vous avez dépassé heiiin, c’est derrière la bas, au niveau du carrefour la ! » « Merci Tantie ! » « Mais vous partez comme ça ? vous n’achetez pas un peu de mon Attiéké ? c’est bien chaud hein!» ???? …

 

Ha ha ha, j’aime mon pays !!! J’aime cette spontanéité. Une fois dans la ville, nous ne savons pas quelle direction prendre. Les passants accostés nous orientent tous vers la plage. Elle serait la plus belle de la zone selon les dire. Mais avant, je souhaite faire une halte au domaine de feu Usher Ansouan, dont j’avais entendu parler. Cet arrêt en valait la peine car nous tombons sur une magnifique villa qui surplombe une partie de la ville. Toute de marbre vêtue, elle dispose d’une immense terrasse qui donne sur une rivière bordée par une végétation luxuriante! Le maître des lieux, de son vivant, avait pour habitude d’y prendre son petit déjeuner. Quelle classe !!!

 

La faim commence à se faire sentir, et pour cause, il est plus de 13h00. Le challenge est de trouver un endroit où manger correctement et surtout de la bonne gastronomie locale. Après plusieurs tentatives, un jeune homme nous indique le « restau Tro-fê » et se propose par la même occasion de nous servir de guide pour la suite du parcours.

 

Après un copieux déjeuner, il faut reprendre la route car la montre annonce déjà 14h30. Première étape: l’île aux chimpanzés ! Notre arrêt sera de courte durée car, il ne reste malheureusement plus qu’un seul de ces primates. Seul survivant de l’île, il reste souvent caché derrière les arbres. Pendant que la barque qui doit nous mener à notre prochaine escale se remplit, nous en profitons pour acheter quelques friandises locales (toffees et gâteaux au lait de coco) et faire connaissance avec nos compagnons de traversée. L’ambiance est bon enfant et tout le monde se parle sans faux-semblant dans un joyeux décor de costumes-cravates, de pêcheurs, d’agriculteurs et de poulets vivants attachés à nos pieds…

 

Après une traversée d’une vingtaine de minutes, nous accostons sur les berges de Lahou-Kpanda, un pittoresque village de pêcheurs près de l’embouchure. Face à nous, se dressent les unes après les autres, les maisons coloniales, vestiges du glorieux passé de Grand-Lahou. Parmi elles, la maison du gouverneur qui abritait les bals et autres fastes de l’époque coloniale. D’autres bâtiments tels que le premier bureau de poste, la première école primaire, l’église coloniale, etc…sont encore visibles et résistent difficilement aux affres du temps.

 

Depuis les berges de Lahou Kpanda, il est déjà possible d’admirer le spectacle de l’embouchure. Mais ce serait diminuer notre plaisir que de ne pas nous rendre sur la petite l’île située en plein cœur de cette « rencontre des eaux ». Le ballet de vagues associé au mélange de couleurs donnent un spectacle magnifique. Nous croisons également sur l’île des pêcheurs à l’épervier en plein exercice. J’avais déjà vu quelques images de cette pratique mais je peux vous assurer qu’en vrai c’est complètement bluffant ! Une partie du poisson tout fraîchement pêché est écaillé et « piqué » (cuit en terre cf. photo) sous nos yeux.

 

A mon grand regret, nous ne pouvons partager ce beau festin avec nos compagnons. Il est 17h30 et la barque qui doit nous ramener à notre point de départ accoste déjà sur le rivage. Je pars de Grand-Lahou avec la ferme conviction d’y retourner pour au moins deux jours. Il y a encore tant de choses à voir comme le lac sacré, le Parc National d’Azagny, etc… Mais surtout la journée d’initiation à la pêche durement négociée avec Emmanuel, un moniteur de pêche croisé sur le rivage et dont je vous parlerai une autre fois. Accès : voiture ou car Budget: à partir de 10 000 Fcfa par personne.

Comments